... certes... Mais le Fair play financier, les gros clubs et le cas du PSG ne sont pas le sujet essentiel.
Là, dans cet article du Fig, on parle d'un système en crise profonde. Et comme toutes les crises, cela touche les petits et les moyens en premier en premier en effet.
55% des clubs déclarent des pertes nettes
Ainsi 63% des clubs européens de première division déclarent des pertes d'exploitation et 55% des pertes nettes. Cet accroissement des pertes nettes a, comme la saison précédente, été renforcé par le ralentissement des activités de transferts. En 2011, les clubs européens ont creusé leurs déficits à 1,7 milliards d'euros, dont la moitié est imputable à seulement dix clubs. Un nouveau record après ceux établis en 2010 (1,64 Mds€) et 2009 (1,2 Mds€). Cette détérioration des finances des clubs européens est spectaculaire. Leurs pertes cumulées n'atteignaient que 600 millions d'euros en 2007.
10 clubs qui cumulent à eux seuls 850 millions d'euros de pertes nettes....
46 clubs doivent améliorer leur bilan financier
Le contrôle de la masse salariale demeure le plus grand défi des clubs européens. Les salaires et frais y relatifs se sont en effet accrus de 38% entre 2007 et 2011, absorbant ainsi totalement la croissance des recettes lors de cette même période (24%). Les frais de personnel et les frais de transferts nets combinés s'élèvent désormais à 71% des recettes des clubs européens.
Exactement ce qu'il s'est passé à Bordeaux en 2009. L'argent est essentiellement passé dans les salaires, pas dans le durable.
Et si on peut actuellement râler sur le poids que pèse l'investissement du futur stade dans les comptes des Gigis, on peut au moins se dire qu'on est résolument sortis de cette spirale folle.
Le pourcentage de clubs déclarants des fonds propres nets négatifs est passé de 36 à 38% en 2011. Un club européen sur sept a même vu ses réviseurs exprimer des doutes concernant la poursuite de son exploitation.
1 sur 7 en danger... L'étude porte sur 679 clubs, ce qui fait donc environ
95 clubs européens en danger de faillite.
Et c'est pas pour de rire. En Espagne, Oviedo vient d'être sauvé de justesse par un milliardaire et végète désormais en D3. Au Portugal, Leiria a été repris aussi à la dernière minute et a du passer par la case D2. EN Belgique, c'est un véritable cimetière de clubs pros, qui disparaissent les uns après les autres. Ok, tout ça, ce sont de petits clubs...
Mais en Ecosse, les Rangers sont en faillite et ont été rétrogradés en D4 cet été. Au Portugal, le Sporting a annoncé l'année dernière qu'il était au bord de la faillite, avec un endettement de 276 millions d'€. On est quand même dans le moyen-haut de gamme là.
Tiens, spéciale pour toi, Big... Tu sais, les ventes faramineuses de Porto ces dernières années, pour plus de 270 millions d'€ cumulés. Ben il n'y a plus rien dans les caisses. Tout est parti dans l'effacement de la dette et dans les salaires des joueurs.
Poufff, même les 45 patates de la vente de Hulk !
Et le club a encore un passif de 35 millions d'€...
Ouala, ouala la situation. Mais comme a dit l'UEFA, "Ne vous inquiétez pas !"
