"Il y a une méthode qui est totalement différente de celle de Francis Gillot... A lui de s’imposer, de mettre en place sa méthode !"
C'est en ces mots que Luis Fernandez explique le succès de ce début de saison des Girondins de Bordeaux. Mais cette méthode innovante pour les non initiés , c'est quoi ?
Outre la préparation physique de l’hexagone qu'il trouve insuffisante par rapport à ce qui se fait ailleurs en Europe en terme de volume et d'intensité et qu'il se charge d'augmenter à l'avenir: "j’ai quand même été surpris par une certaine fragilité physique !" C'est en premier lieu au niveau de la communication, des règles de vie, mais aussi le fait de faire participer les joueurs aux causeries d’avant-match et de responsabiliser chacun, qui détone avec son prédécesseur.
Dans un second temps, la nouvelle philosophie de jeu mise en place par l’ex-Munichois semble avoir trouvé la recette du renouveau à Bordeaux, comme en témoigne Grégory Sertic :
"Il a fait des petits rappels et réclamé de continuer à essayer d’aller de l’avant. Sans élever la voix, il te donne envie de te réveiller. Il nous dit : oui, on va perdre des ballons, oui, on va prendre des buts. Il accepte le déchet mais croit en nos capacités et nous pousse à essayer. Il exige énormément de concentration. Il insiste sur le fait qu’il faut une rigueur défensive exemplaire pour pouvoir aller de l’avant."
Ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’efficacité offensive des Girondins, qui possèdent la meilleure attaque du championnat avec huit buts, soit trois de plus que leur poursuivant stéphanois. «Il y aura des buts», avait promis Willy Sagnol à son arrivée... La grosse surprise de ce FCGB nouveau est la variété des acteurs dans l’efficacité offensive. Les huit buts ont été inscrits par six joueurs : Diabaté (2), Khazri (1), Rolan (2), Sertic (1), Sala (1) et Maurice-Belay (1) .
De ses cages, Cédric Carrasso apprécie la métamorphose : "On nous a inculqués en très peu de temps cette culture allemande qui est d’aller de l’avant, dans un cadre rigoureux. C’est nouveau et c’est bien, cette idée qu’on va marquer un but de plus et que chacun peut y participer !" Et Julien Faubert de poursuivre : "Cela montre l’envie offensive qu’on a tous. On sait qu’on va concéder des buts, on l’accepte mais cet allant offre une palette supplémentaire !"
Chaque action, attaque placée ou contre, est accompagnée à quatre ou cinq dans la surface : "C’est ce qu’on recherche, la projection d’un nombre important de joueurs vers l’avant pour avoir plus de chances de marquer ou passer. Si le danger vient de partout, on sera moins lisible pour l’adversaire. C’est ma vérité aujourd’hui", explique Willy Sagnol.
Quoi qu'en dise les chagrins, les résultats pour l'instant, parlent pour lui... et c'est Sagnol qui rit.
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