C’est une nouvelle lumière qui scintille dans la bataille juridique menée par les Girondins de Bordeaux pour une réintégration en National 1. Le juge des référés du Tribunal de Paris a jugé recevable le référé en suspension déposé par le club pour faire suspendre en urgence la décision de la commission d’appel de la DNCG, en attendant un jugement sur le fond. Et il a décidé de convoquer les parties – le club et la Fédération française de football – dès ce jeudi, à 15 heures, pour une audience contradictoire.

Choisis pour représenter Sparta Capital, le groupe d’investissement Park Bench et le Britannique Jérémy Green, les Maîtres Thomas Clay et Stéphane Bonichot se sont expliqués par le biais de la voix de leur collègue l’avocat Pierre-Olivier Sur, auprès de l’AFP :

« La relégation ne résulte que de dérives financières. Elle a été actée en dépit d’une conciliation qui s’est déroulée sans qu’on ait pu faire valoir notre viabilité financière nouvelle. C’est une erreur de procédure. Ils auraient dû nous donner l’occasion de la démontrer ! »

Pierre-Olivier Sur

Réunis par Sparta Capital, James Bord, Evan Sofer et Jérémy Green, fondateur et patron du fonds d’investissement Redmile Group, ont versé 10,6 millions d’euros sur un compte séquestre pour régler les arriérés du club et garantir les échéances 2026-2027. Ils disposent également d’une ligne de crédit de 10 millions d’euros à la banque JP Morgan et ont aussi « promis d’ajouter 20 millions d’euros pour éponger les dettes » du plan de continuation (étalées jusqu’en 2025).

Après le lobbying réalisé ces derniers jours par leur futur président du club en cas de cession, Dominique Delport, pour présenter le projet, c’est un signe supplémentaire de la prise en main par les prochains propriétaires du club en cas de maintien en National 1.

Les Girondins plaideront auprès du juge du TA pour une injonction au Comité exécutif de la Fédération (FFF) à demander un nouvel examen du dossier par la DNCG pour tenter de retrouver les championnats nationaux.